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5 manières de combattre le perfectionnisme

  • Photo du rédacteur: emievarentz
    emievarentz
  • 13 sept. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 oct. 2024


Contrairement à ce que l’on croit, le perfectionnisme est l’un des premiers freins à l’écriture de romans. J’en sais quelque chose, j’en ai souvent fait les frais. Même encore aujourd’hui. Et je sais que je ne suis pas la seule.

 

Nombreux sont ceux qui n’osent pas se lancer de peur de mal faire, de ne pas être suffisamment préparés ou de ne pas avoir une idée assez originale. Sans parler de ceux qui ne poseront jamais le point final d’une histoire entamée, jugeant ce qu’ils ont écrit trop mauvais.



5 manières de combattre le perfectionnisme

 

Or, c’est tout l’intérêt : c’est en écrivant qu’on progresse. Et, à trop chercher à être parfait, la tâche devient une montagne insurmontable à franchir, ce qui coupe encore plus l’envie d’écrire.

 

Je te propose donc 5 manières de combattre le perfectionnisme. Ce sont plus des astuces que de grandes réflexions, mais j’espère qu’elles t’aideront à comprendre ce proverbe : « c’est en forgeant qu’on devient forgeron »



5 manières de combattre le perfectionnisme


 

1.    Lâcher prise lors du 1er jet

 

Le risque, quand on cherche à écrire un premier jet parfait, c’est de placer la barre trop haut et de se décourager, puis d’abandonner.Un premier jet est un brouillon qui sera retravaillé plusieurs fois. Profites-en pour t’amuser, et pour écrire l’histoire qui te passe par la tête, sans trop te mettre la pression.

 

Mieux vaut avoir un texte imparfait à retravailler que des pages blanches entre les mains. Ton travail sera déjà fait à moitié. Donc ça te paraitra moins insurmontable.

 

Franchis donc les échelons et les étapes, petit à petit.


 

 

2.   Ne pas se relire trop tôt

 

Si tu as tendance à complexer en te relisant, et à passer les 3/4 de ta séance à te corriger au lieu d’aller de l’avant, tu devrais peut-être passer tout de suite à la suite de ton récit.

 

Pourquoi ? Tu auras tout le temps de te relire une fois que tu as mis un premier point final à ton histoire. Il sera toujours possible d’y apporter des modifications.

 

Si vraiment tu as besoin de te relire, parce que ça fait longtemps que tu as mis ton écriture en pause, reporte-toi plutôt sur tes notes pour te recontextualiser l’univers.

 

Comme il s’agit uniquement de notes, tu auras moins tendance à vouloir tout corriger.




 

3.    Accepter de modifier son plan

 

Tu le sais probablement déjà, je suis une adepte de planifier mon récit avant de me lancer dans l’écriture du premier chapitre.

 

Pourtant, même quand on a construit son intrigue dans les moindres détails, il faut apprendre à lâcher du lest. Autrement dit : s’autoriser à changer en cours de route.

 

Ton plan peut toujours être modifié à tout moment. Une idée peut en faire découler d’autres, à laquelle tu n’as pas pensé tout de suite. Ou des recherches sur le sujet de ton roman peuvent ouvrir d’autres possibilités. Donc, ne te ferme pas de porte et laisse-toi porter.

 

Parfois, c’est l’écriture qui dicte ce qu’il va se passer dans l’histoire, et non le plan. Une intrigue que l’on déroule diffère souvent d’une structure érigée à l’avance. Parce qu’elle prend vie.


L’écriture est dans le mouvement, elle comporte toujours une part d’imprévu et de mystère. C’est ce qui lui donne tout son charme !


 

 

4.  S’autoriser à écrire dans le désordre

 

On peut écrire une histoire de manière linéaire, en partant du début pour arriver à la fin. Mais il n’est pas nécessaire de s’y contraindre si certains passages sont si difficiles qu’ils causent des pannes d’écriture.

 

C’est souvent le cas des premiers paragraphes d’une histoire. On met tellement de pression sur le début d’un roman que cela peut bloquer et empêcher de passer à l’action. Mais ça peut aussi être le cas à n’importe quel stade du récit, notamment quand un passage est difficile à écrire, ou nécessite de faire des recherches afin d’être réaliste.

 

Dans ces cas, n’hésite pas à sauter le passage en question et à y revenir plus tard. Lors des corrections, il est de toute manière fréquent de réécrire complètement certaines scènes.




 

5.   Savoir tourner la page

 

Un roman se retravaille longuement, mais il faut garder en tête qu’il restera toujours imparfait et qu’on pourrait passer des années à essayer de l’améliorer sans en être satisfait. C’est un objectif qui peut s’avérer sans fin.

 

À mon sens, il faut accepter l’idée qu’il soit imparfait, et savoir, un jour, poser le point final d’une histoire pour se consacrer à une autre.

 

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